Des artistes à l’honneur...


Chaque année, nous essayons de promouvoir des artistes de la communauté gaye et lesbienne en les exposant durant notre festival. Plusieurs artistes plasticiens se rassembleront, comme chaque année, dans la galerie au-dessus de la cafétéria. Garçons et filles, ils vous présenteront leur regard porté sur notre mode de vie, sur l’amour, sur le corps, sur l’homoparentalité... Un moment de rencontre très précieux avec des artistes venus d’horizons et de techniques très différents.


Venez découvrir des oeuvres singulières et rencontrer leurs auteurs!



 
 

BART MERTENS

Les peintures et les dessins de Bart Mertens


Que peut bien inspirer un publiciste pour reléguer son ordinateur et s'asseoir sur un tabouret de peintre?  Pourquoi quitte-t-il un univers de slogans et d’images branchées pour de fins pinceaux qui esquissent le corps nu des jeunes hommes ? Des portraits furtifs, des clichés dérobés, réalisés au crayon et au pinceau. Qui surprend qui ? Le spectateur surprend-il le modèle ou est-ce l’inverse ? Ce n’est pas par hasard que les modèles se trouvent au centre de la toile. Ils scrutent le spectateur, avec un air mystérieux, pour se refléter eux-mêmes ou peut-être est-ce l’inverse.














Dans cette exposition, ce n’est point le peintre qui est l’élément central, mais bien sa muse inspiratrice. C’est-à-dire les modèles avec lesquels le peintre travaille. Ils sont face au spectateur, ils le regardent, ils s'exposent simplement nus, ils jouent le rôle principal. Ils sont le reflet de l’attention qui est présente entre le peintre et son modèle et qui incite le peintre à se dépasser pour rendre au modèle toute sa fierté.


Avec ces tableaux, Bart se positionne dans un thème délicat. Le nu masculin n'est plus un tabou, pour autant que le spectateur ne reste pas focalisé sur sa virilité. Bart peint l’homme sans recourir à des tissus pudibonds. C’est ainsi qu’un calme olympien, qu’une parfaite harmonie rayonnent de ses peintures. Ce ne sont nullement des nus agressifs, ce qui est également remarquable. C’est de l’art qui veut plaire au regard, pour ce qui est de la beauté tout simplement. Il n’y a point d'accusation, de révolution, ni d'images à scandale. Si le spectateur y découvre un message, c’est qu’il n’en est point importuné et qu’il y trouve une certaine sensibilité qui produit également une ambiance chaleureuse, un bien être rassurant, et procure de la confiance en soi. Ces peintures accueillent le spectateur dans leur intimité.


Avec son expérience et sa passion pour la couleur, la lumière et le détail, Bart couche parfaitement ses modèles sur la toile. Il les place dans des décors qui sont étrangement intemporels pour amener à la réflexion de savoir ce qu’ils font dans cet état. C’est comme s’il s’agissait d’un arrêt sur image, issu d’un film que l’on n’a pu comprendre.

Bart ne s’arrête pas au simple réalisme, car il ne s’agit pas d’un simple cliché détaillé. C’est également une étude des muscles et des volumes, une narration et une description poétique du nu masculin, même si ce thème va à l’encontre des courants artistiques qui rendent hommage au moment impulsif et créatif. La beauté est intemporelle. Avec ses tableaux et ses dessins, Bart Mertens veut montrer qu’il ne peut y avoir de tabou dans la beauté.



A Saigon, au Vietnam, de nombreux enfants se voient chaque jour retirer le droit d’être.  Orphelins, handicapés, abandonnés car jugés inutiles suite à un accident de travail ou à une expulsion familiale, nombre d’entre eux se retrouvent ainsi livrés à eux-mêmes, sans la moindre structure pour les accueillir.  Les rues de Saigon ne constituent pas un paradis pour ces enfants qui se retrouvent confrontés à la délinquance, la drogue, la violence.


C’est pour palier ce manque d’infrastructures, qu’un "ancien" a décidé de mettre sur pied un programme permettant à ces jeunes d’apprendre un métier. C’est ainsi que depuis 2001 Cong, Anh, Huy, Quang, Tung et d’autres jeunes des rues de Saigon ont ou auront la chance de venir en Belgique pour suivre une formation en cuisine ou en boulangerie/pâtisserie/chocolaterie durant trois ans.  Ils apprennent le français et suivent une formation pointue pour décrocher un diplôme qui leur permettra, à terme, de ne plus vivre dans la rue et, ainsi, retrouver leur dignité.



















Pour mener à bien ce projet, qui n’est subsidié par aucune instance, l’association SAO MAI a dû trouver une solution pour assurer le quotidien de ces jeunes chez nous. Le Vietnam est reconnu pour la dextérité de ses artistes et quoi de plus naturel que de proposer la vente d’oeuvres réalisées par des peintres vietnamiens. Une peinture pour aider une jeune : chacun y trouve son compte. Et les besoins sont nombreux puisque les bénéfices servent à payer le billet d’avion, les papiers, les vêtements, la nourriture d’au moins trois jeunes chaque année.


Car chaque année, SAO MAI accueille un jeune des rues afin de lui offrir la possibilité de suivre une formation solide.  Lors de son retour au Vietnam, il sera chargé de former d’autres jeunes vietnamiens qui n’ont pas la chance de venir en Belgique.


Les peintures qui vous sont proposées sont des copies de peintres célèbres réalisées par des jeunes artistes vietnamiens. Il est toujours possible de faire des commandes personnelles prochain arrivage en janvier 2008). Actuellement des peintures sont exposées dans différents restaurants et magasins de la ville. Vous pourrez y découvrir, outre quelques peintures, des pots en écorce de cannelle et des boudhas.


Les peintures exposées au Festival sont originales. En collaboration avec l’artiste vietnamien Bui Duc Hai, le photographe Sébastien Bate et le concepteur Xavier Mouffe, le projet « BELIEVES » est en train de voir le jour. Vous pourrez en admirer les premières oeuvres à la salle d’exposition.  


Nous ne doutons pas que vous trouverez un intérêt à la vente de ces oeuvres.  Que vous soyez interessés par le côté humanitaire ou passionnés d’œuvres d’art, vous serez comblés.

SAO MAI

Zanele Muholi est une militante sud-africaine, née près de Durban en 1972, que nous sommes très fiers de vous présenter. D'abord parce que c'est une femme et que cela rééquilibre un peu "l'attrait" de nos expos, ensuite parce que Zanele est tout à la fois une artiste confirmée dans son pays où elle expose en solo depuis 2004, et une militante de la cause des lesbiennes en Afrique; à ce titre, elle collabore avec plusieurs organisations sud-africaines dont le magazine on line, "Behind The Mask". L'œuvre de Zanele Muholi est largement à la gloire du corps de la femme noire dont elle marquera -à n'en pas douter- l'histoire de la photographie, mais aussi de quelques superbes clichés de couples gays.


Elle nous présentera un travail émouvant sur la situation des gays et des lesbiennes dans ce pays contrasté où nous pouvons nous marier et adopter des enfants mais où le SIDA fait des ravages (et les récentes déclarations des leaders noirs de ce pays qui se disputent la prochaine investiture, ne présagent pas une politique plus efficace en ce domaine, quand on sait que l'actuel Président a refusé la commercialisation de nombreux traitements car il n'y croit pas et que son outsider, M. Zuma, prend des douches après ses rapports sexuels pour se prémunir de l'infection…) et où la pression sociale sur les gays et les lesbiennes reste paralysante.


Un accueil que nous vous proposons grâce à notre collaboration avec ILGA monde.

Zanele Muholi

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