Expositions
François Harray présente : Pixels-Povera
dans la salle de conférence du Botanique durant le 23e festival gay et lesbien de Belgique du 15 au 24 janvier.
François Harray est un artiste de notre communauté que l'on ne présente plus, mais que l'on n'attendait pas dans la partie arts graphiques du Festival. Le créateur des éditions «Thé Glacé» qui lança une collection de livres à thématique gaye en Belgique, nous avait déjà fait connaître ses talents d'écrivains, notamment à travers son roman, «Le Corsaire», le voici qui nous projette son environnement au travers de cent mille pixels.
Pixels-Povera propose une série de Tableaux photographiques composés, comme leur nom générique le suggère, de mosaïques de photographies numériques réalisées à l'aide d'un simple appareil portable. Elles sont ensuite sommairement trafiquées par ordinateur.
Chacune de ces scènes «d'un réalisme magique» est doublement articulée:
Formellement: Par un assemblage de photos, ou parties de celles-ci, qui, de par le choix des couleurs, de la luminosité, du contraste voire de leurs saturations, compose –tels les pixels qui constituent une seule et même image numérique- un ensemble voulu cohérent. Thématiquement: Le contenu iconographique est, pour chacun des tableaux, focalisé sur divers thèmes précis (telle ou telle ville, la nuit, le jour, les reflets, les néons, la pluie, une abstraction géométrique architecturale, le chaud et le froid… mais aussi des portraits, voire des clichés capturés sur l'écran TV...)
Malgré les «bidouillages» informatiques mis au service performateur de l'image, le moment de la prise de vue, de la captation d'un environnement ciblé, reste primordial. Le choix du cadre, le premier coup d'oeil, demeure la base primale de ces photographies issues de l'ère virtuelle.











